Sep 11
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Voilà maintenant quatre ans que le terrorisme s'est brusquement placé au centre de l'actualité, que cette réalité que l'on croyait confinée à certaines parties éloignées du monde nous a rejoints dans notre quotidien.

À n'en pas douter, avant ce réveil brutal du 11 septembre 2001, Gaza, Bagdad, Colombo, Bogota, Mogadiscio ou même Paris, c'était bien loin de Montréal, Toronto, Ottawa ou New York...

Depuis lors, les Canadiens ont assisté au changement radical de l'environnement sécuritaire. Du jour au lendemain, la population canadienne s'est aperçue qu'elle pouvait, elle aussi, être la cible de la menace terroriste.

Une fois la poussière retombée, une fois la stupeur du choc initial passée, quelques voix se sont élevées pour s'interroger sur ce qui a été présenté par les autorités comme la nouvelle réalité. Et si l'environnement terroriste canadien n'avait pas changé tant que ça depuis le 11 septembre 2001? Et si c'était surtout l'environnement antiterroriste qui avait connu les plus grands bouleversements?

En effet, malgré les menaces directes d'Oussama Ben Laden à l'encontre du Canada, malgré la participation active de troupes canadiennes dans l'invasion de l'Afghanistan, malgré notre proximité avec les États-Unis, malgré notre « occidentalité », malgré tout ce qui, selon les experts, faisait de nous des cibles de choix, le Canada n'a pas, jusqu'ici, été frappé par le terrorisme islamique.

Bien entendu, pour plusieurs, ce sont les milliards investis dans cette « course à l'antiterrorisme » qui ont porté fruit. Pour d'autres, cependant, l'absence d'attentats sur le sol canadien peut tout aussi bien dire que la menace réelle a été infime.

Pour d'autres encore, si les Canadiens ont été épargnés par la fureur terroriste, c'est une certaine idée de l'Occident et de la démocratie à la Canadienne qui, depuis quatre ans, est la plus grande victime, la plus grande perdante de l'après 11 septembre.

Terrorisme et antiterrorisme : qui est qui et qui fait quoi ?

Des groupes terroristes ont eu, depuis toujours, une présence sur le sol canadien, que ce soit des activistes d'extrême-droite ou d'extrême-gauche, ou encore des séparatistes radicaux ou des extrémistes musulmans.

Toutefois, depuis le 11 septembre 2001, c'est surtout la menace du terrorisme international qui a le plus mobilisé les ressources des autorités canadiennes. Le ministère de la Sécurité publique et de la Protection civile du Canada tient d'ailleurs une liste à jour des groupes terroristes qui sont officiellement interdit au Canada.

VOIR LA LISTE DU MINISTÈRE DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE

À cette première liste, s'ajoute aussi celle des groupuscules soupçonnés d'être présents ou d'avoir déjà été présent sur le territoire canadien.

VOIR LA LISTE DE LA PRÉSENCE DU TERRORISME INTERNATIONAL AU CANADA

Si la liste des organisations terroristes s'allonge facilement, celle des services gouvernementaux voués à la lutte contre terrorisme prend aussi des proportions impressionnantes, particulièrement pour le néophyte qui croyait que l'armée, les services secrets et les services de police représentaient l'essentiel de l'arsenal antiterroriste des gouvernements.

LES PRINCIPAUX ORGANISMES CANADIENS DE LUTTE CONTRE LE TERRORISME

Posté par Jean-Marie PAGAZZI

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